• QUESTIONS & RÉPONSES

    EDF PEI met en ligne pendant toute la durée de la concertation les réponses aux questions qui sont adressées au maître d'ouvrage sur la plateforme internet, sur les registres physiques ou lors des réunions publiques.

  • Q1/ Pourquoi une nouvelle centrale électrique en Guyane ?

    La capacité installée de production électrique en Guyane provient majoritairement de deux centrales électriques : la centrale hydraulique de Petit Saut et la centrale thermique de Dégrad-des-Cannes. La centrale thermique de Dégrad-des-Cannes doit impérativement fermer d’ici la fin de l’année 2023 du fait de son vieillissement (elle a été mise en service dans les années 80) et de sa non-conformité aux nouvelles normes réglementaires d’émissions.

    De ce fait, pour maintenir la continuité de l’approvisionnement électrique une nouvelle centrale de production électrique doit être mise en service avant la fin de l’année 2023.

  • Q2/Pourquoi Ce dimensionnement dU PROJET: 120 MW thermique et 10 MWc photovoltaique ?

    La Programmation Pluriannuelle de Guyane (PPE) a été définie par la loi sur la transition énergétique comme étant le nouvel outil du pilotage de la politique énergétique de la Guyane. Elle fixe la feuille de route et les investissements nécessaires pour réaliser cette politique à court et plus long terme.

    La PPE Guyane a été validée par décret en mars 2017.

    Elle spécifie le dimensionnement du projet nécessaire au remplacement de la centrale de Dégrad-des-Cannes : une centrale hybride, composée de 120 MW de puissance électrique d’origine thermique et de 10 MW de puissance électrique d’origine photovoltaïque.

    Le projet proposé par EDF PEI a pour but de répondre scrupuleusement à la commande de l’État inscrite dans ce décret.

  • Q3/ Comment ce dimensionnement a-t-il été déterminé ?

    Les besoins en nouveaux moyens de production électrique inscrits dans la PPE Guyane ont été déterminés avec l’appui du Gestionnaire du Système électrique guyanais : EDF SEI. EDF SEI actualise chaque année et pour les 15 années à venir les besoins en moyens de production permettant de garantir la sécurité d’approvisionnement selon le critère de durée de défaillance maximale admissible fixé par la réglementation.

     

    Le Bilan Prévisionnel de l’Equilibre Offre-Demande du Gestionnaire de Système de Guyane indique la nécessité de mettre en service 160 MW de nouveaux moyens de productions d’électricité à puissance garantie en 2023.

    Pour mémoire, l’arrêt de la centrale de Dégrad-des-Cannes génère une perte de 108 MW de puissance garantie sur le système électrique. Cette perte doit impérativement être remplacée dans l’Ile-de-Cayenne qui reste le principal pôle de consommation électrique du territoire.

     

    La future centrale du Larivot permet la mise en service de 120 MW de puissance garantie, répondant ainsi à une partie des besoins identifiés. La PPE de Guyane prévoit par ailleurs la mise en service d’autres moyens de production à puissance garantie notamment à partir de biomasse pour satisfaire la totalité des 160 MW.

    Les 10 MWc de panneaux solaires associés au 120 MW thermique permettront de contribuer à satisfaire les cibles de production électrique d’origine renouvelable de la PPE Guyane.

     

    Le bilan prévisionnel de la Guyane peut être téléchargé sur internet au lien suivant: https://www.edf.gf/sites/default/files/SEI/producteurs/guyane/edf_sei_bp2017_guyane.pdf

  • Q4/ LA puissance importante de ce projet va-t-elle empêcher le développement des énergies renouvelables en Guyane ?

    Non, au contraire, ce projet a pour but d’accompagner le développement des énergies renouvelables sur le territoire :

    - La centrale est indispensable pour soutenir le développement des énergies renouvelables. En effet, elle aura pour mission de produire de l’électricité et donc de maintenir l’approvisionnement électrique lorsque le manque d’ensoleillement, de pluie ou de vent ne permet pas de maintenir un niveau suffisant de production solaire, hydraulique ou éolienne.

    - En complément de la centrale du Larivot, près de 140 MW de projets d’énergies renouvelables sont prévus d’ici 2023 et inscrits dans la PPE Guyane, dont de nombreux projets biomasses, solaires et éoliens.

  • Q6/ Pourquoi ce projet est-IL développé par EDF Production Électrique Insulaire ?

    Toutes les sociétés sont libres de proposer un projet répondant aux besoins inscrits dans la PPE Guyane. EDF Production Électrique Insulaire (EDF PEI), filiale à 100% d’EDF, est en charge de construire et d'exploiter de nouvelles centrales électriques en Corse et en Outre-mer.

    EDF PEI a proposé un projet qui répond au besoin explicité par la PPE Guyane. De ce fait, la société a obtenu l’Autorisation d’Exploiter la future centrale du ministère de la Transition Écologique et Solidaire en Juin 2017.

    EDF PEI a déjà mis en service de nombreuses centrales moteur dans différents territoires d’outre-mer (en Martinique, en Guadeloupe, à La Réunion) et en Corse. La société a d’autre part une présence croissante dans le secteur des énergies renouvelables, elle exploite notamment la centrale solaire de Montjoly.

    Sa double expertise dans la production thermique et les énergies renouvelables en fait un candidat naturel pour la construction de cette centrale hybride.

  • Q8/ Pourquoi cette centrale SERA-t-elle située AU Larivot ?

    La localisation du Larivot présente les nombreux avantages suivants :

    • Pour maintenir l’équilibre du système électrique, le projet doit impérativement être situé sur la presqu’île de Cayenne, principal pôle de consommation de Guyane.
    • La localisation de la centrale est compatible avec le Plan Local de l’Urbanisme (PLU).
    • Le terrain est ceinturé par des zones inondables ou non constructibles ou des zones concernées par des glissements de terrain ce qui contraint l’établissement de nouvelles habitations à proximité immédiate du site.
    • Aucune habitation ou établissement proche n’est situé dans l’axe des vents. De ce fait ils seront naturellement éloignés de la zone de dispersion des rejets atmosphériques du projet.
    • La taille du terrain (120 hectares) et le fait qu’il soit boisé permet de concevoir une centrale peu visible.
    • Le terrain est situé à proximité de lignes haute tension facilitant le raccordement de la centrale au réseau électrique existant.
    • Le terrain est la seule opportunité foncière sur la presqu’île de Cayenne permettant de satisfaire l’échéance de 2023.

    Cet emplacement a été validé en séance plénière par la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) le 10 février 2017.

  • Q9/ Quelles sont les améliorations apportées par rapport à la centrale EXISTANTE ?

    Le projet permettra de réduire considérablement les émissions et l’impact sur l’environnement par rapport à l’ancienne centrale. La nouvelle centrale bénéficiera des meilleures techniques disponibles conformément à la réglementation ce qui permettra d'obtenir un rendement élevé des installations et de limiter fortement les rejets atmosphériques. La centrale incorporera les dispositifs de dépollution les plus modernes. Par rapport à la centrale existante de Dégrad-des-Cannes, elle permettra ainsi :

    -> de diviser par 10 les émissions de dioxyde de soufre,

    -> de réduire de 15 % les émissions de CO2,

    -> de diviser par 3 les émissions de NOx,

    -> de diviser par 10 les émissions de poussières.

  • Q10/ Quelles seront les retombées locales du projet pour la Guyane ?

    La centrale offre l'opportunité de retombées locales importantes sur l’emploi :

    • En phase chantier : plus de 20% des heures travaillées seront réalisées par de la main d’œuvre locale.
    • En phase d’exploitation, la centrale fera appel à près de 100 emplois locaux (salariés EDF PEI et sous-traitants).

    Les retombées économiques locales seront de l’ordre de 100 m€

    D'autres retombées économiques locales indirectes seront générées par les activités de chantier et la future exploitation (restauration, hôtels, logements en location, commerces, location d’engins, société de transport,…) qui restent difficiles à chiffrer.

    EDF PEI s’est engagé dans une démarche en faveur de l’aide à la réinsertion professionnelle : EDF PEI impose au futur constructeur qu’au minimum 5% des heures totales du chantier soient effectuées par des personnes éloignées de l’emploi (chômeurs, jeunes sans formation, …).

  • Q12/ Comment se fera l'approvisionnement en gaz qui est actuellement le combustible le moins coûteux ? Peut être QU'avec le gaz, la construction d'un oléoduc n'aurait pas été nécessaire tout en prévoyant un aménagement limité du port naturel du Larivot ?

    ANDRE

    EDF PEI développe le projet en réponse à la Programmation Pluriannuelle de l’Energie de Guyane validée par décret le 30 Mars 2017. Comme spécifié dans ce décret, la conversion au gaz de la centrale ne sera décidée qu’à la suite d’une étude, non encore menée par les pouvoirs publics, qui aura pour but de déterminer les conditions économiques, environnementales et techniques de l’arrivée du gaz en Guyane.

    Si ce choix est retenu comme pertinent pour le territoire alors la centrale sera convertie au gaz naturel. La solution optimale d’acheminement du gaz jusqu'au site sera alors décidée à ce moment-là. Néanmoins, la faible profondeur de la rivière Cayenne au niveau du port du Larivot ne permettra pas, là non plus, l’accès à de possibles futurs méthaniers.

  • Q13/ Dans 20 ans le site permettra-t-il de doubler la production ?

    ANDRE

    La taille du site permettra d’augmenter la capacité de production électrique dans un cas où des besoins de production d’électricité supplémentaires à partir de cette installation seraient nécessaires et demandés par la Région et l’Etat.

  • Q14/ En cas d'inondation la production pourra-t-elle être maintenue ?

    ANDRE

    La centrale a été étudiée pour résister aux phénomènes d’inondation qui touchent la zone du Larivot.

    Elle sera située sur une plateforme qui la maintiendra hors d’eau y compris lors des phénomènes pluviaux ou de submersion marine rares.

  • Q15/ Les salariés de PEI restent-ils salariés d'EDF ?

    ANDRE

    La centrale sera exploitée par la société EDF PEI.

    EDF PEI est une filiale à 100% du groupe EDF, les salariés de la future centrale appartiendront donc toujours au Groupe EDF.

  • Q16/ l'emprise du terrain inclue une partie de la RN1. La construction du nouveau pont de la rivière de Cayenne et de la deuxième voie de la RN1 ne posent-ils pas problème quant à la circulation des usagers dans ce secteur en terme de sécurité?

    Pierre

    Le principal risque de la centrale thermique est un incendie au niveau des cuves de stockage de combustible.

    Ces cuves ont justement été positionnées au nord de l’emprise de la centrale thermique de manière à les éloigner au maximum de la RN1 et permettre que les zones d’effets des scénarios d’accident ne soient pas en contact avec cet axe routier.

  • Q17/ COMMENT LE PROJET S'ARTICULE AVEC LES OBJECTIFS D'AUTONOMIE ÉNERGÉTIQUE DES DOM?

    DOMINIQUE

    Le projet répond au besoin de capacités électriques garanties nécessaires pour le système électrique guyanais à l’horizon 2023. Ce besoin est un objectif énergétique majeur de la région inscrit dans la PPE Guyane validée par décret en Mars 2017.